lundi 5 décembre 2022

Tiens, ce serait à refaire, je le referais

 



Winetourisminfrance.com s’arrête

 

Le sentiment du devoir accompli. En 2005, j’ai créé le magazine web Winetourisminfrance.com pour initier et accompagner le développement de l’œnotourisme en France.

En 2007, la publication du rapport Dubrule ; en 2009, la création du Conseil Supérieur de l’Œnotourisme, auquel je participe depuis cette date ; en 2010, la labellisation des premières destinations Vignobles & Découvertes - elles sont plus de soixante aujourd’hui aux dossiers desquelles j’ai souvent contribué - ont constitué les premières étapes d’une politique de l’œnotourisme.

 

Que d’articles bien sûr - c’est le but d’un magazine - sur les pionniers du tourisme du vin, sur les réalisations œnotouristiques en France et parfois à l’étranger (de la Suisse à l’Arménie) !

 

Que d’aventures pionnières, parfois temporaires, que de partenariats et d’amitiés en dix-sept années pour Winetourisminfrance.com ! L’AEFO - Association européenne pour la formation à l’œnotourisme - initiée en 2010 ; les Rencontres des Cépages Modestes créées en 2010 (qui ont donné lieu à un best-seller chez Dunod) ; le prix de l’Œnotouriste de l’année imaginé en 2010 et décerné durant dix ans ; le Prix « Vue sur Vigne » du plus beau belvédère sur les vignobles ; le réseau « Vin dans mon musée » des musées du vin ; la « Route des Vins du Mont-Blanc », qui connut son festival à Paris en 2011 ; le concours photographique « Grands zooms pour grains fins » lancé en 2014 ; le blog puis le groupe facebook « Les Vins à l’Affiche » (pour les affiches des événements œnotouristiques), etc.

 

Je pense depuis longtemps que l’œnotourisme est aussi un tourisme culturel. Dans un domaine émergent comme l’œnotourisme, la formation est cruciale, et j’ai pu contribuer à de bien nombreux cursus, notamment à l’Université du Vin de Suze-la-Rousse avec la création du « Certificat de chargé de projet oenotouristique ». J’ai accompagné les territoires de vignobles (domaines, appellations, départements, régions) avec des missions de conseil et une méthode pour valoriser les patrimoines culturels des vignobles (une méthode PVM bourrée de storytelling) et j’ai participé à bien des rencontres, salons, colloques, séminaires, assises.

 

Tiens, ce serait à refaire, je le referais.

 

Ce n’est que le site web qui s’arrête. Du désert (avec quelques pionniers) de 2005, l’œnotourisme est passé à la pléthore ; tout le monde est sur le coup et c'est tant mieux.

Comme ma conviction s’affirme de jour en jour de la nécessité d’un œnotourisme culturel, j’ai créé en 2018 la collection Culture & Vin aux éditions Éllipses (six ouvrages parus). C’est pourquoi aussi, je continue à animer cette idée sur ce nouveau blog où le vin fait des histoires.

 

Le vin fait des histoires 

https://levinfaitdeshistoires.blogspot.com/

Culture & Vin, éditions Éllipses

https://www.editions-ellipses.fr/207-culture-vin










vendredi 18 novembre 2022

À la recherche du vin de Proust

Pour commémorer le 150e anniversaire de la mort de Proust (18 novembre 1922), je vous offre le chapitre de Cinquante jours pour comprendre autrement le vin (*) paru aux éditions Ellipses consacré À la recherche du vin de Proust.


Champagne !

« Cérémonieux et désordonné, il ressemblait à un garçon d'honneur ivre. » Ce croquis rapide que Colette trace de Marcel Proust fait écho au sommelier de À la recherche du temps perdu qui s’avance au milieu du ballet élégant des serveurs d’un grand restaurant, « aussi poussiéreux que ses bouteilles, bancroche et ébloui comme si, venant de la cave, il s’était tordu le pied avant de remonter au jour ». 

Pour Proust, le vin, c’est surtout - goût très Belle Époque - le champagne. Le champagne est un accompagnement des repas, ceux de tel jeune homme fin de siècle « qui, tous les jours, dans un veston nouveau, une orchidée à la boutonnière, déjeunait au champagne ». Ou ceux pris sur le pouce : « Aile de poulet, très bien, un peu de champagne, mais pas trop sec ». Une bouteille de champagne est un must : « il opina tout de suite pour une bouteille de champagne qu’il aimait à voir "d’une façon tout à fait symbolique" orner une causerie ». Elle est idéale pour une promenade romantique avec Albertine dans les bois de Chantepie. 

Le champagne est même un remède préventif contre la mobilisation en cas de guerre ! C’est le cas pour un gros monsieur qui se rend dans une « maison » pour « sans arrêter, boire du champagne avec des jeunes gens, parce que, déjà très gros, il voulait devenir assez obèse pour être certain de ne pas être "pris" si jamais il y avait une guerre ». Le champagne fait partie des plaisirs inhérents à l’esthète : « Je me dis alors : "Je n’ai pas trop à regretter ma journée ; ces heures passées auprès de cette jeune femme ne sont pas perdues pour moi puisque par elle j’ai, chose gracieuse et qu’on ne peut payer trop cher, une rose, une cigarette parfumée, une coupe de champagne" ». Un plaisir qui peut-être n’a qu’un temps : « On apercevait un sculptural maître d’hôtel, de ce genre étrusque roux dont Aimé était le type, un peu vieilli par les excès de champagne et voyant venir l’heure nécessaire de l’eau de Contrexéville ». 

Le champagne est aussi, pour le narrateur, une prescription médicale : « Depuis longtemps déjà j’étais sujet à des étouffements et notre médecin, malgré la désapprobation de ma grand-mère, qui me voyait déjà mourant alcoolique, m’avait conseillé, outre la caféine qui m’était prescrite pour m’aider à respirer, de prendre de la bière, du champagne ou du cognac quand je sentais venir une crise ». Évidemment, le champagne ne manque pas de provoquer à un moment chez le narrateur un certain « attendrissement » qui « s’augmentait du bien-être causé par la chaleur du feu » et « faisait perler en même temps des gouttes de sueur à mon front et des larmes à mes yeux ». Ce goût pour le champagne exclut en tout cas toute imitation ou tromperie. Haro sur l’avaricieux ! « C’est dans une carafe qu’il fit servir sous le nom de champagne un petit vin mousseux et sous celui de fauteuils d’orchestre il avait fait prendre des parterres qui coûtaient moitié moins, miraculeusement persuadé par l’intervention divine de son défaut que ni à table ni au théâtre (où toutes les loges étaient vides) on ne s’apercevrait de la différence. »

Malheur à qui trompe le baron de Charlus ! « C’est affreux, répondit M. de Charlus d’une voix aiguë et claquante comme un soufflet. Mais j’avais demandé du champagne ? dit-il au maître d’hôtel qui avait cru en apporter en mettant près des deux clients deux coupes remplies de vin mousseux. – Mais, monsieur... – Ôtez cette horreur qui n’a aucun rapport avec le plus mauvais champagne. C’est le vomitif appelé cup où on fait généralement traîner trois fraises pourries dans un mélange de vinaigre et d’eau de Seltz... » Sus aux mauvais champagnes, avec cette scène curieuse où il est question de serveurs : « Quelques-uns, trop jeunes, abrutis par les taloches que leur donnaient en passant les maîtres d’hôtel, fixaient mélancoliquement leurs yeux sur un rêve lointain et n’étaient consolés que si quelque client de l’hôtel de Balbec où ils avaient jadis été employés, les reconnaissant, leur adressait la parole et leur disait personnellement d’emporter le champagne qui n’était pas buvable, ce qui les remplissait d’orgueil ».



Vin !

Le vin, c’est un autre monde. Céleste Albaret, la gouvernante de Proust a confirmé que Marcel Proust ne buvait jamais de vin, même pas, comme M. de Charlus, « quelque vieille bouteille de Mouton Rothschild ou de Saint-Émilion ». 

Le vin, c’est plutôt le monde de la coterie des Verdurin : « – Cela s’appelle de la mousse à la fraise, dit Mme Verdurin. – Mais c’est ra-vis-sant. Il faudrait faire déboucher des bouteilles de Château Margaux, de Château Lafite, de Porto ». Vin que l’on retrouve dans ce même salon sous sa forme hivernale dans une scène peu aimable : « étourdie par la gaîté des fidèles, ivre de camaraderie, de médisance et d’assentiment, Mme Verdurin, juchée sur son perchoir, pareille à un oiseau dont on eût trempé le colifichet dans du vin chaud, sanglotait d’amabilité ». 

C’est le monde de Françoise, servante du narrateur, mais aussi personnalisation d’une certaine France rurale. Elle apprécie de manière habituelle le vin lors de ses repas : « Les derniers rites achevés, Françoise, qui était à la fois, comme dans l’église primitive, le célébrant et l’un des fidèles, se servait un dernier verre de vin, détachait de son cou sa serviette, la pliait en essuyant à ses lèvres un reste d’eau rougie et de café » - mais aussi hors des repas : « elle avait cru, sans avoir soif, devoir accepter avec une gaieté décente le verre de vin que Jupien lui offrait ». Avec nostalgie, elle raconte de manière très appréciative que chez Mme Octave, à la campagne, « il y avait toujours de quoi, et du beau et du bon, une bonne femme, vous pouvez dire, qui ne plaignait pas les perdreaux, ni les faisans, ni rien, que vous pouviez arriver dîner à cinq, à six, ce n’était pas la viande qui manquait et de première qualité encore, et vin blanc, et vin rouge, tout ce qu’il fallait ». D’ailleurs, l’utilisation du vin rouge en cuisine va de soi : « Reprenez un peu de ce canard aux cuisses lourdes de graisse sur lesquelles l’illustre sacrificateur des volailles a répandu de nombreuses libations de vin rouge ». 

Le vin, un peu vieux jeu, c’est même le cadeau idéal pour des tantes âgées de Marcel. Swann ne s’y trompe pas ; il leur envoie « personnellement » la veille du jour où il doit venir dîner « une caisse de vin d’Asti » (encore un effervescent), entraînant de la part des deux sœurs des remerciements si voilés, discrets et délicats qu’ils en sont incompréhensibles et cocasses et ce, malgré les recommandations préalables de leur beau-frère : « pensez à le remercier intelligiblement de son vin, vous savez qu’il est délicieux et la caisse est énorme ». 

En tout cas, le vin entre vite de manière imagée dans les expressions « populaires » de La Recherche : « Il se consolait de ne pas savoir peindre M. Legrandin en lui donnant plusieurs L et en savourant ce nom comme un vin de derrière les fagots », ou : « je partageai avec ivresse le vin grossier de cet enthousiasme populaire ». Il subit aussi le vocabulaire approximatif du directeur du Grand Hôtel de Balbec : « Est-ce que vous ne voulez pas pour vous remonter un peu du vin vieux dont j’ai en bas une bourrique (sans doute pour barrique) ? Je ne vous l’apporterai pas sur un plat d’argent comme la tête de Jonathan, et je vous préviens que ce n’est pas du Château Lafite, mais c’est à peu près équivoque (pour équivalent) ». Et pour de beaux rubis, la comparaison vient vite aux lèvres de Mme de Guermantes : « Pour mon goût ils sont un peu gros, un peu verre à bordeaux plein jusqu’aux bords… ».

Yquem !

Mais on retrouve quand même certain vin, blanc, choisi pour un moment d'amitié : « nous causâmes presque toute la soirée ensemble devant nos verres de sauternes que nous ne vidions pas, séparés, protégés des autres par les voiles magnifiques d’une de ces sympathies entre hommes qui, lorsqu’elles n’ont pas d’attrait physique à leur base, sont les seules qui soient tout à fait mystérieuses ». Verre destiné à l’amitié, ou, ailleurs, à une « sorte de Cène sociale » : « tout en buvant un des Yquem que recelaient les caves des Guermantes, je savourais des ortolans accommodés selon les différentes recettes que le duc élaborait et modifiait prudemment ».



Porto !

Pour le narrateur, sauf exception de Florence avec un « déjeuner qui m’attendait avec des fruits et du vin de Chianti » (évidemment), ses boissons favorites sont, outre le champagne, la bière et le porto qui, l’un sur l’autre, ne manquent pas - au restaurant, au milieu du tourbillon des serveurs - de conduire à une certaine ivresse : « La dose de bière, à plus forte raison de champagne, qu’à Balbec je n’aurais pas voulu atteindre en une semaine, alors pourtant qu’à ma conscience calme et lucide la saveur de ces breuvages représentassent un plaisir clairement appréciable mais aisément sacrifié, je l’absorbais en une heure en y ajoutant quelques gouttes de porto, trop distrait pour pouvoir le goûter, et je donnais au violoniste qui venait de jouer les deux "louis" que j’avais économisés depuis un mois en vue d’un achat que je ne me rappelais pas ». Goût pour le porto que Proust buvait au Ritz (auprès duquel, ainsi que de la brasserie Lipp, il s’approvisionnait abondamment en bière), et qu’il partage avec M. de Cambremer : « Je préfère un bon verre de fine ou même de porto 345 ». 

Cette consommation parfois excessive de porto - « J’avais déjà bu beaucoup de porto, et si je demandais à en prendre encore, c’était moins en vue du bien-être que les verres nouveaux m’apporteraient que par l’effet du bien-être produit par les verres précédents. » - perturbe le sommeil du narrateur par un cauchemar survenant « pour une faute que je n’apercevais pas mais qui était d’avoir bu trop de porto ». Mais elle peut être utile : « Alors j’entrais chez le pâtissier-limonadier, je buvais l’un après l’autre sept à huit verres de porto. Aussitôt, au lieu de l’intervalle impossible à combler entre mon désir et l’action, l’effet de l’alcool traçait une ligne qui les conjoignait tous deux. Plus de place pour l’hésitation ou la crainte ».

Tout ceci n’empêche pas le narrateur de craindre « tant le vin pour Saint-Loup » (mais il s’agit ici aussi de champagne) et de soutenir Rachel, sa maîtresse : « Elle ne s’interrompit de me parler livres, art nouveau, tolstoïsme, que pour faire des reproches à Saint-Loup qu’il bût trop de vin. – Ah ! si tu pouvais vivre un an avec moi on verrait, je te ferais boire de l’eau et tu serais bien mieux ».



Ivresse !

C’est en tout cas une belle analyse de l’ivresse que nous donne Proust qui nous servira de conclusion pour ce court voyage : « À force de boire du champagne avec eux, je commençai à éprouver un peu de l’ivresse que je ressentais à Rivebelle, probablement pas tout à fait la même. Non seulement chaque genre d’ivresse, de celle que donne le soleil ou le voyage à celle que donne la fatigue ou le vin, mais chaque degré d’ivresse, et qui devrait porter une "cote" différente comme celles qui indiquent les fonds dans la mer, met à nu en nous, exactement à la profondeur où il se trouve, un homme spécial ».



(*) Cinquante jours pour comprendre autrement le vin https://www.editions-ellipses.fr/accueil/417-cinquante-jours-pour-comprendre-autrement-le-vin-9782340008069.html


jeudi 13 octobre 2022

L’origine du baril de pétrole


 

Entre le XVe siècle et 1826, en Angleterre, on utilisait pour le vin une barrique, nommée la tierce, contenant 42 gallons. Le wine gallon ou Queen Anne's gallon, ainsi nommé parce qu’il fut formalisé sous le règne de la reine Anne en 1707, correspondait à 231 pouces cube ou 3,7854 litres. La tierce contenait donc 159 litres.

Par exemple, en 1631, le poète Ben Johnson bénéficiait dans sa rémunération annuelle d'une tierce de vin des Canaries.


En 1826, le système d'unités impériales entre en service dans tout l'Empire britannique ; le gallon ne contient plus 3,7854 litres mais désormais 4,54609 litres. À ce moment-là, les États-Unis - qui, on le sait, sont indépendants depuis 1776 - ont déjà standardisé leur mesure sur le wine gallon anglais.


Lorsque les exploitations pétrolières débutent aux États-Unis, en Pennsylvanie en 1859, on utilise comme contenant, comme baril (du latin barriculus, barrique), la tierce. La tierce de vin contenait 42 gallons : le baril de pétrole contiendra 42 gallons ; en 1872 ce standard est confirmé les producteurs de pétrole des États-Unis.


Photo : baril de pétrole, conservé au Musée Français du Pétrole, à Merkwiller-Pechelbronn.




jeudi 15 septembre 2022

Livres en Vignes 2022

 


La fête du livre en vignoble bourguignon, Livres en Vignes s’est tenue sans interruption depuis 2008. Un sort enviable au regard d’autres événements, et qui n’est pas dû au hasard !

Pour cette 15e édition (les 24 et 25 septembre 2022), Évelyne Philippe, l’organisatrice, réunit toute l’actualité de la littérature au château du Clos de Vougeot.

 

La fine fleur de la littérature vineuse sera présente pour des dédicaces, des échanges, des débats. Citons Loïc et Sophie Abric (Les Sens du vin), François Bachelot et Vincent Burgeon (Oenologix,Tout savoir sur le vin en bande dessinée), Jean Bernard (Dijon et son cassis), Claude Chapuis (L’Âme des vignes), Jean-Pierre Durand (Le vin d’Épineuil), Guillaume Grillon (Vignes et vins de Talant), Yves Leers (Vin, Le grand bouleversement. Quel vignoble pour quel climat en 2050 ?), Patricia Ortelli (L’Appel de la vigne), Marc Patier (Les Vignerons du ciel - prix du Clos de Vougeot de cette année), Boris Petric (Château Pékin, la France, le Vin, la Chine), Daniel Picouly (Les Larmes de vin), Lionel Pinot (Les plus grands vins du Rhône du Nord), Rose-Marie Ponsot (De cep en vigne, 150 ans d'histoire du domaine Ponsot), Alexis Rautureau (Découvrir les vins d'Italie), Florence Tilkens Zotiades (L’Odysée des vins grecs), et le nouvel auteur de la collection Culture & Vin chez Ellipses, Cyrille Tota (Le Toucher du vin).

 

Les débats sur les thèmes du vin et de la gastronomie (samedi et dimanche) porteront notamment sur les grands bouleversements à venir, les terroirs, les vignobles monastiques.

https://www.livresenvignes.fr/programme.html#_Les%20auteurs

 

Livres en Vignes sera cette année présidée par Irène Frain et on notera parmi les réjouissances le Chapitre de l'Equinoxe, de la Plume et du Vin dans le cellier du château, ainsi qu’une Grande Dictée !

 

L'entrée de cet événement de culture, de vin et de joie est libre et gratuite, et, chaque année, chose remarquable, le soleil brille au-dessus des vignes !


 

 



lundi 29 août 2022

Un seul Rhône, douze vignobles uniques



La présence de vignobles sur les voies d’eau, notamment les fleuves navigables, est une constante de l’histoire de la vigne. Le Rhône coule sur plus de 800 km et on peut distinguer au long de son cours douze vignobles.

Nous allons essayer de comprendre la personnalité de chacun, liée d’abord à sa situation géographique, par définition unique, à son histoire ensuite, qui en découle, et enfin aux tactiques particulières des vignerons au regard des pentes, des orientations des sols. Commençons notre descente. 

 

Le Rhône suisse 


1. Valais et Chablais vaudois

- Valais : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/un-rhone-douze-vignobles-unvalais/

- Du verrou de Saint-Maurice au Léman : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/un-rhone-douze-vignobles-deuxvalais/


2. Vignoble de Genève https://www.capsurlerhone.fr/thematique/le-vignoble-de-geneve/ 

 

Savoie, Bugey, Lyonnais 


3. Savoie : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-la-savoie-rhodanienne/

4. Bugey : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignoble-du-bugey/

5. Lyon et coteaux du Lyonnais : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/lyon-et-les-coteaux-du-lyonnais/




Vienne 


6. Vignobles de Vienne : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-vienne-et-condrieu/


Hermitage et Valence


7. Hermitage : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/hermitage-le-rhone-de-tain-et-de-tournon/

8. Vignobles de Valence : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-valence



Rhône provençal


9. La limite nord du Grenache : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/rhone-provencal-la-limite-nord-du-grenache


10. Vignobles d’Avignon : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-davignon



11. Vignobles de Nîmes : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-nimes/


12. Vignobles de Camargue : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-camargue/



Au terme de la décize


Depuis la source, au cœur du glacier, jusqu’à l’embouchure, chaque vignoble rhodanien a ses particularités, qui confèrent au Rhône une identité propre au-delà de sa seule viticulture, de ses seuls vins.


Concluons par une descente express et anecdotique !


Nos étapes nous ont permis de croiser : la plus petite vigne du monde ; un musée du vin dans un château ; la plus grande commune viticole suisse ; un vin effervescent chéri par les curistes d’Aix-les-Bains ; un vignoble qui a aussi construit les beaux immeubles de Lyon ; un écrit de 1698 selon lequel « on ne voit guère que des vignobles autour de Lyon » ; un vignoble de mariniers ; un bout de Massif central tranché par le Rhône ; la boisson de Wagner durant l’écriture de Parsifal ; une Université du Vin perchée sur un affluent ; une forteresse royale à l’origine des appellations d’origine ; un cépage au nom inspiré par un pèlerinage ; un vignoble de sable qui a prospéré malgré le phylloxéra.

mardi 2 août 2022

Le vidrecome des retrouvailles

 


Le vidrecome, de l'allemand "revenir, wiederkommen", est un grand vase pour boire du vin lorsqu'on se retrouve tous ensemble ! Une pièce utile en ces temps de vacances.

Celui-ci figure en bonne place dans le cabinet de travail de Balzac !
Dans la si jolie Maison de Balzac, 47 rue Raynouard dans le XVIe à Paris.


mardi 26 juillet 2022

Le transport du vin par camion

Il fallait un passionné de poids lourds (maquettiste professionnel) pour éditer régulièrement des ouvrages richement illustrés et passionnants sur les camions. Fondateur des Éditions du Petit Camion en 2018, Jean-Jacques Ehrlacher a déjà publié une quinzaine d'ouvrages.

Il était temps à notre avis de publier ce volume : Les Routes du vin, un siècle de transport vinicole.



Beaucoup de photos bien expliquées, des éléments de compréhension concernant le transport (mais aussi les moyens de manutention) depuis le haquet et la voiture hippomobile jusqu'à nos jours, des aperçus sur des moments historiques méconnus et une écriture mêlant passion, expertise et nostalgie (sans excès) font de cet ouvrage unique un incontournable pour ressentir la route, les virages et les pentes de l'histoire vinicole.

Le livre est en vente uniquement chez l'éditeur dont la page facebook est : https://www.facebook.com/Editions-du-petit-camion-2780117955348773/




dimanche 24 juillet 2022

Le pépin d'Anacréon



Anacréon (-550 - -464), poète grec lyrique connu pour chanter les banquets et être inspiré par Dionysos a célébré le vin : « Dix mesures d'eau pour cinq de vin, voilà le bon mélange ».

Il est malheureusement mort d'avoir avalé un pépin de raisin (ou un grain de raisin sec)...


(Pierre-Claude Desmarets - La Mort d'Anacréon - Vers 1800)


 

 


mercredi 20 juillet 2022

La ruée vers l'Orb


 Il arrive que les voyages de presse organisés à grands frais n'entraînent pas toutes les "retombées presse"  (jargon marketing pour "articles") attendues par les vignobles qui les ont organisés. La presse est libre ; elle a surtout la responsabilité d'informer ses lecteurs et de partager ses goûts comme ses marques de désintérêt.

On a plaisir à constater que la haute vallée de l'Orb (le Syndicat des Vins IGP de la Haute Vallée de l'Orb et les Compagnons du Sens) qui organisait en juin dernier une dense escapade entre Avène et Roquebrun a su nourrir la plume des journalistes qui ont eu le bonheur d'y participer.

Nadine Franjus donne deux analyses détaillées de sa visite et de ses dégustations précises ici  (https://les5duvin.wordpress.com/2022/06/20/la-haute-vallee-de-lorb/) et là (https://les5duvin.wordpress.com/2022/07/04/les-vins-de-la-haute-vallee-de-lorb-paix-et-joie/). Un troisième article est prévu à lire sur Les 5 du vin.
"À la Planquette, les sarments de vigne enlacent les branches des cerisiers comme de vieux amants. C’est touchant et de toute beauté."

C'est une véritable somme - plaisante à lire -  que livre François Collombet dans son Dico du vin : 
"A faire rêver n’importe quel touriste blasé !"

André Deyrieux a trouvé beaucoup de raisons pour valoriser le vignoble sous l'angle de sa dynamique géographique, historique et culturelle : http://www.winetourisminfrance.com/fr/magazine/2313_les_vignes_de_la_haute_vallee_de_l_orb.htm
"Storytelling millénaire de l’univers de la vigne, paysages variés et surprenants de moyenne altitude, palette attractive des vins, amour des vignerons..."

Keiko Sumino-Leblanc se fait largement l'écho des moments conviviaux qu'on doit s'attendre à vivre dans les domaines auprès de son lectorat japonais. Si vous en faites partie, lisez par exemple sa page facebook ou son blog 

Quant au sommelier Christophe Menozzi, son point de vue "de l'intérieur" (puisqu'il partage son expertise avec le vignoble), il le raconte avec passion sur sa page facebook  : https://www.facebook.com/christophe.menozzi
"Un terroir remarquable et remarqué où les femmes et les hommes de cette terre signent leur différence. A quand la reconnaissance de l’AOC ?"

Voilà donc de quoi découvrir (avant tout le monde) ce vignoble peu connu qui  va puiser dans ces regards nouveaux l'énergie pour l'être plus et mieux.

vendredi 15 juillet 2022

Foudre et foudre



LE FOUDRE

Étymologie
Rien à voir avec la foudre (qui vient du latin fulgur, éclair).

C’est un tonneau de grande dimension (50 à 300 hectolitres, voire plus).

Ce foudre vient de l’allemand Fuder, à la fois voiture de charge, charretée, voiturée et mesure de liquide.

Le foudrier fabrique les foudres.


Commentaires

Comment ça, rien à voir ? La mère de Bacchus, Sémélé, voulut voir Jupiter, son amant, dans toute sa divinité. Celui-ci la foudroya.
Depuis, tous les enfants de Bacchus ont la curiosité de la foudre. 

Illustration
La naissance de Bacchus (détail), Jules Romain






samedi 18 juin 2022

Tartane et barriques

Ce tableau des années 1920, dû au pinceau de Charles Camoin (1879-1965), témoigne du commerce de vin par cabotage omniprésent alors en Méditerranée.




mercredi 4 mai 2022

Un Rhône, douze vignobles

 La présence de vignobles sur les voies d’eau, notamment les fleuves navigables, est une constante de l’histoire de la vigne. Le Rhône coule sur plus de 800 km et on peut distinguer au long de son cours douze vignobles.

 

Nous allons essayer de comprendre la personnalité de chacun, liée d’abord à sa situation géographique, par définition unique, à son histoire ensuite, qui en découle, et enfin aux tactiques particulières des vignerons au regard des pentes, des orientations,des sols. Commençons notre descente. 

 

Le Rhône suisse

 

1. Valais et Chablais vaudois

- Valais : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/un-rhone-douze-vignobles-unvalais/

 

- Du verrou de Saint-Maurice au Léman : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/un-rhone-douze-vignobles-deuxvalais/

 

2. Vignoble de Genève https://www.capsurlerhone.fr/thematique/le-vignoble-de-geneve/ 

 

Savoie, Bugey, Lyonnais

 

3. Savoie : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-la-savoie-rhodanienne/

 

4. Bugey : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignoble-du-bugey/

 

5. Lyon et côteaux du Lyonnais : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/lyon-et-les-coteaux-du-lyonnais/

 

Vienne

 

6. Vignobles de Vienne : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-vienne-et-condrieu/

 

Hermitage et Valence

 

7. Hermitage : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/hermitage-le-rhone-de-tain-et-de-tournon/

 

8. Vignobles de Valence : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/vignobles-de-valence

 

 

Rhône provençal

9. La limite nord du Grenache : https://www.capsurlerhone.fr/thematique/rhone-provencal-la-limite-nord-du-grenache

10. Vignobles d’Avignon

11. Vignobles de Nîmes

12. Vignobles de Camargue