vendredi 28 juin 2024

Pourquoi j’ai l’air fatigué

C'est parce que ce trimestre, une fois de plus, je n’ai pas arrêté. Voici mes chroniques d'avril à juin.

 

(Après le premier trimestre 2024, que j’ai résumé ici : https://levinfaitdeshistoires.blogspot.com/2024/04/un-trimestre-aux-5-du-vin.html )





J’ai démasqué la longue histoire du tastevin.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/04/11/le-saut-du-taste-vin/


J’ai souffert du surtourisme - dans les Cinque Terre et ailleurs.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/04/18/surtourisme-avec-dante-dans-les-cinque-terre/


Je me suis laissé entraîner par les philosophes alcooliques du Banquet de Platon

https://les5duvin.wordpress.com/2024/04/25/enquete-alcoolique-sur-le-banquet-de-platon/


J’ai rendu hommage au méconnu Vinogel de Dien Bien Phu.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/05/02/boire-a-dien-bien-phu/


J’ai enchaîné les moments œnophiles à Paris.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/05/09/moments-oenophiles-a-paris/


J’ai répondu à un courrier de lecteur sur le verre idoine pour le coup de l’étrier.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/05/16/quel-verre-pour-le-coup-de-letrier/


J’ai été intronisé à coups de bâton dans la Commanderie du Babau de Rivesaltes.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/05/23/intronise-a-coups-de-baton/


J’ai subi gifles et caresses des sommeliers.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/05/30/la-gifle-du-sommelier/


J’ai plongé dans les entrailles d’un barrage pour déguster des vins valaisans.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/06/06/luc-sermier-et-les-titans/


J’ai dépisté les injections d’IA dans le monde du vin.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/06/13/le-vin-est-il-soluble-dans-lia/


J’ai visité Gaillac à Montmartre, et à Gaillac.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/06/20/gaillacnecdotes/


J’ai cherché partout les vases des noces de Cana.

https://les5duvin.wordpress.com/2024/06/27/ou-as-tu-encore-range-les-vases-des-noces-de-cana/

 


Eh bien, le trimestre prochain, ça ne s'arrangera pas.



La photo est de Tristan Olphe-Galliard


jeudi 4 avril 2024

Un trimestre aux 5 du vin

Comme dans un précédent post, voici le récapitulatif des chroniques que j’ai livré au blog des 5 du vin ; il s’agit cette fois des sujets traités au premier trimestre de 2024.

https://levinfaitdeshistoires.blogspot.com/2023/12/deyrieux-dans-les-5-du-vin.html





J’ai commencé l’année en réclamant la limitation à deux du nombre de saisons, me basant sur les leçons de la vigne.

Deux saisons, c’est bien suffisant !

https://les5duvin.wordpress.com/2024/01/04/deux-saisons-cest-bien-suffisant/

 

J’ai fêté le dry january avec une aimable tournée de l’archevêque inspirée de Maupassant.

La tournée de l’archevêque

https://les5duvin.wordpress.com/2024/01/11/la-tournee-de-larcheveque/

 

J’ai appelé à célébrer l’année œnoculturelle de l’Arménie.

L’année de l’Arménie du vin 1482 (2 art)

https://les5duvin.wordpress.com/2024/01/18/lannee-de-larmenie-du-vin/

 

J’ai voulu faire déguster le peintre Marius Borgeaud.

Verre après verre, découvrir Marius Borgeaud

https://les5duvin.wordpress.com/2024/01/25/verre-apres-verre-decouvrir-marius-borgeaud/

 

À l’occasion de la Percée du vin jaune, on est parti pour le Jura.

Jura-necdotes

https://les5duvin.wordpress.com/2024/02/01/jura-necdotes/

 

Le vidrecome de Balzac a eu un petit goût de revenez-y.

Un verre à vin clé de la Comédie humaine ?

https://les5duvin.wordpress.com/2024/02/08/un-verre-a-vin-cle-de-la-comedie-humaine/

 

Grosse découverte avec les jetons de l’Ancien Régime et leurs rapports avec le vin.

Le vin a les jetons

https://les5duvin.wordpress.com/2024/02/15/le-vin-a-les-jetons-2/

 

J’ai accompagné Toulouse-Lautrec reporter dans les vignes de l’Aude

La submersion de Toulouse-Lautrec

https://les5duvin.wordpress.com/2024/02/22/la-submersion-de-toulouse-lautrec/

 

J’ai suivi de près une enquête de Columbo autour d’une winery californienne.

Columbo, enquête au porto

https://les5duvin.wordpress.com/2024/02/29/columbo-une-enquete-au-porto/

 

De Chirico et moi avons joué sur la plage avec Ariane et Dionysos.

Dionysos est une locomotive à vapeur

https://les5duvin.wordpress.com/2024/03/07/dionysos-est-une-locomotive-a-vapeur/

 

On a remonté un peu le temps ; quand le vin était littéraire et l’écrivain publicitaire.

Quand l’écrivain vendait du vin

https://les5duvin.wordpress.com/2024/03/14/quand-lecrivain-vendait-du-vin/

 

Je vous ai confié mon goût pour un caracal bachique new-yorkais.

Mon rhyton préféré

https://les5duvin.wordpress.com/2024/03/21/mon-rhyton-prefere/

 

Enfin, il m’a fallu deux chroniques pour traiter du gros sujet du Pressoir mystique.

Un pressoir bien saignant

https://les5duvin.wordpress.com/2024/03/28/un-pressoir-bien-saignant-i/

https://les5duvin.wordpress.com/2024/04/04/un-pressoir-bien-saignant-ii/

 

 

samedi 9 mars 2024

Sur le vin sans alcool

Compter sur ses propres forces est un principe de base souligné par les stratèges comme Clausewitz ou Sun Tzu.

Encore faut-il les connaître, ses forces : « Ceux qui sont véritablement habiles dans l’art martial (...) connaissent leurs propres forces ». (Sun Tzu, L’Art de la guerre, art. X)




Le monde du vin méconnaît ses forces et préfère courir à la recherche des « forces » des autres boissons : faux storytelling des bières, packaging des processed foods no-low, mixologie et craft bartending (oui, le monde du vin aime le frenglish).

Quelles sont les forces du vin ? Ça fait vingt ans que je m’amuse (oui, ça m’amuse encore ; ici même ainsi que dans les pages des 5 du Vin) à le répéter : sa culture, son histoire, ses histoires, ses anecdotes. Le succès des cépages modestes, perdus, retrouvés (depuis dix ans) ; le décollage des vignobles d’Île-de-France et de Bretagne (aujourd’hui, sous vos yeux ébahis) sont quelques-uns des exemples de ce poids massif de l’œnoculturel.

Plutôt que d'ajouter de la culture au vin, on lui enlève des degrés.

 

Autre point. Lorsque j’étais (un peu plus) jeune, à Marseille, dans les années soixante-dix, je buvais du jus de raisin devant des petits kiosques qui portaient le nom de stations uvales (du latin uva, le raisin). Il y avait aussi (il y a beaucoup plus longtemps) une station uvale à Fontainebleau : on y buvait du jus de chasselas.

 

Eh ben, ce jus de raisin, je parie qu’il s’agissait en fait de vin sans alcool !

lundi 5 février 2024

Vapeurs méphitiques

On a entendu ce week-end à La Dive Bouteille, le salon professionnel des vins naturels, un peu de vacarme autour des propos de Sylvie Augereau, organisatrice de l'événement qui fêtait sa 24e édition. Par exemple : « il y a des intrants qu’on préfère à certains intrus ! » ; « un gramme de sulfites n’a jamais tué personne » ; « j’en ai marre de jeter les vins de mes amis dans l’évier ».

Où se placer entre dogme, goût et égout ? 


Ne faisons pas abstraction de notre sublime inconscient. Virgile dans l’Énéide raconte :


« De son côté, le roi, tourmenté par ces prodiges, va consulter les oracles de Faunus, son père le devin, et interroger le bois sacré, au pied de la haute Albunée, la grande forêt qui retentit de sa source sainte et, dans une ombre épaisse, exhale de sauvages vapeurs méphitiques. »


Le philosophe Edmund Burke (Recherche philosophique sur l’origine de nos idées du sublime et du beau) commente : « N’est-il pas sublime ce passage de Virgile où la vapeur empestée de la fontaine d’Albunée conspire si heureusement avec la lugubre obscurité et l’horreur sacrée de la prophétique forêt ? »


« De sauvages vapeurs méphitiques ». Ah, à propos, le mot méphitique renvoie au Méphitis, une source d’eau sulfureuse.





Texte original (Énéide, VII, 81-84)

« At rex solicitas, monstris oracula fauni

Fatidici genitoris adit, lucosque sub alta

Consulit Albunea, nemorum quæ maxima sacra

Fonte sonat ; sœvamque exhalat opaca Mephitim. »

 

 


mardi 23 janvier 2024

Les burettes du Grand aumônier

En visitant l'exposition au Louvre du Trésor de Notre-Dame de Paris (https://www.louvre.fr/en-ce-moment/expositions/le-tresor-de-notre-dame-de-paris), je suis tombé en arrêt devant la chapelle du cardinal Morlot.

La chapelle désigne les objets utilisés pour le culte catholique. François Morlot fut cardinal, archevêque de Paris et Grand aumônier de Napoléon III et de sa famille ; on est loin du curé de village dont Balzac parle en 1841.

Sa chapelle est en argent doré : l'aiguière et son bassin, le chrêmier (qui contient le saint chrême) et son plateau, le bougeoir, la clochette et, ce qui m'intéressa, les burettes.


Elles sont destinées à contenir l'eau et le vin utilisées pour la 
célébration de l'Eucharistie. Elles sont habituellement (mais je ne suis pas un spécialiste) semblables. 

Or, celles du cardinal Morlot sont différentes l'une de l'autre.

La burette pour l'eau présente un décor de coquillage et de plantes aquatiques ; celle destinée à contenir le vin comporte des grappes de raisins.





La chapelle a été réalisée par le renommé Jean-Charles Cahier avant 1830 puisqu’à cette date cet orfèvre qui habitait quai des Orfèvres fit faillite.



jeudi 28 décembre 2023

Deyrieux dans Les 5 du Vin

Fin octobre, j’ai eu le plaisir d’être admis (je pourrais même m’honorer du terme intronisé) dans Les 5 du Vin, blog dont j’avais salué la création, sur ses fonds baptismaux mêmes, au Salon des Vins de Loire d’Angers en février 2010.


Une douzaine d’auteurs ont écrit ou écrivent dans les colonnes des 5 du vin. Depuis que je suis venu occuper le fauteuil (comme on dit chez les Immortels) de Pierre Thomas, dix chroniques sont sorties de ma plume-clavier.



Certaines sont liées à
l’actualité ; à des événements, visites, spectacles, conférences.


Ainsi de l’exposition sur la Régence au musée Carnavalet :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/11/02/les-bulles-de-la-regence/


Ou du colloque du Collège de France sur La production du vin à grande échelle pour les marchés extérieurs à l’époque romaine :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/11/09/le-gratin-de-lamphore/


Ou encore d’un atelier de la BNF sur le Gallica de la vigne et du vin :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/12/21/la-bibliotheque-nationale-du-vin/


Ou d’une soirée au théâtre qui nous envoie du XXIe siècle à Euripide :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/12/14/soiree-theatrale-le-vin-sur-les-planches/


Ou du salon des cépages rares et terroirs oubliés de Chabeuil (Drôme) :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/11/23/cepages-rares-la-lutte-doit-continuer/


Ou des remises des prix littéraires de l’année :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/11/30/les-lauriers-de-la-litterature-vineuse/

 



Les autres sont venues de rêveries studieuses et de flâneries intellectuelles :


Sur Mistral (le poète qui devrait être dans le vent) :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/10/26/mistral-en-coup-de-vin/


Sur des citations utiles et peu usitées :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/11/16/citations-sur-le-vin-balles-neuves/


Sur ce vin de lumière et de chaleur qu’est le vin cuit (vive le vin d’hiver !) :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/12/07/le-vin-cuit-lumiere-et-feu-de-lhiver/


Sur les bombardements de verjus (ah bon, vous êtes sûr ?) subis par les Croisés :

https://les5duvin.wordpress.com/2023/12/28/le-petit-tonneau-de-verjus-de-joinville/

 


Voilà bien des retards de lecture à combler si vous voulez aborder 2024 et le Deyrieux 1/5e du vin avec sérénité !

 


lundi 4 décembre 2023

Ficelle bénie au saint-pourçain

C'est le dessinateur de presse Xavier Lacombe qui a créé l’étiquette de La Ficelle 2023.

Diable ! De quoi s'agit-il ?

Rien à voir avec la chanson de Charles Trenet (Je chante) et son couplet plein d'humour noir :
"Ficelle, tu m'as sauvé de la vie
Ficelle, sois donc bénie".

Depuis 1987, La Ficelle, la cuvée primeurs de l’Union des Vignerons de Saint-Pourçain, s’orne et s’honore de l’humour de beaux crayons comme Piem, Avoine, Bridenne, Dubouillon, Soulas, Tignous, Trez…

La légende dit qu'en 1487, un aubergiste (dénommé Gaultier) servait le vin dans des pichets en terre et en étain. Pour mesurer la quantité servie et prélevée sur les pichets, il décida d’utiliser une ficelle sur laquelle il fit des nœuds réguliers, chacun correspondant à une mesure de 25 cl, et déterminant un quart de soif, une demi-soif et (ma préférée) la Grande Soif.

Cette ficelle figure désormais sur les bouteilles.


Et donc, chaque premier samedi de décembre, à Saint-Pourçain, c’est une grande fête - avec les deux confréries vineuses de L’Ordre des Fins Palais, et des Compagnons de la Ficelle - pour célébrer ce vin, assemblage de gamay et pinot.
Et le lundi qui suit, la fête se poursuit à Paris.

Aux buveurs de jouer : la cuvée 2023 a été tirée à 130 000 bouteilles commercialisées. Aux buveurs de découvrir ce dynamique terroir du Bourbonnais, entre Moulins et Vichy.

Et de chanter plutôt :
"Je chante, je chante soir et matin
Je chante sur mon chemin".