Le poète Charles Péguy, dans son immense poème La tapisserie de Sainte Geneviève et de Jeanne d’Arc, publié en 1912, période encore bien agricole et viticole, confronte les armes de Jésus et les armes de Satan. Si Satan est « tout ce qui flétrit », Jésus est « tout ce qui nourrit ».
J’ai eu envie de voir si le poète parlait du vin, de la vigne. Et voilà.
Du côté des armes de Satan : « le raisin coti moisissant dans la hotte » ; « les phylloxéras et les vignes flétries » ; « toute viticulture / Qui n’est pas pour le vin » ; « toute mixture / Qui n'est pas du bon vin » ; « l’ivrognerie » ; la trahison de l’ivresse, « le vigneron qui presse / La grappe et fait jaillir le vin doux et l’ivresse ».
Du côté de Jésus : « la grappe giclant sous l’énorme pressoir » ; « Et le pain et le vin et la nappe et la table » ; mais aussi tout ce qui a fait la Passion : « le raisin mûri / Pour le vin du calice » et « l’autre vin sûri / Pour l’éponge et la lance et le vinaigre aigri ».

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