mercredi 7 juin 2023

La deuxième fête de la vigne d’Île-de-France

 


Le 5 juin, c'était jour de fête à Paris pour les vignes d’Île-de-France et leurs partisans actifs.


À l'invitation du préfet de la région d'Île-de-France Marc Guillaume, et dans sa belle résidence de l’hôtel de Noirmoutier (rue de Grenelle), étaient présentes les parties prenantes de la renaissance du vignoble. Après l’arrêté de mai 2020 reconnaissant l’IGP Île-de-France est venu cette année, le 18 avril le document officiel de certification du bureau Veritas.




Pour une fois, à ma grande surprise, les discours étaient trop brefs. Celui de Marc Guillaume, très investi puisqu’à l’initiative de ces moments, qui souligna le rôle de la diversification agricole face aux changements climatiques. Celui de Patrice Bersac, président du Syndicat des Vignerons d’Île-de-France, l'homme qui a forgé la conviction de tous quant à la légitimité de l’IGP et œuvré pour que l'objectif soit atteint. Celui, riche de l’amour des terroirs d’Île-de-France et de leur transmission, de Philippe Morchoisne, viticulteur et président de l’Association des Viticulteurs et Vinificateurs en Ile-de-France (AVVI).



Patrice Bersac



Philippe Morchoisne


La dégustation - tout-à-fait satisfaisante - des vins proposés permettait de croiser bien d’autres acteurs passionnés de cette aventure, d'esprits d'entreprise et de bonnes volontés : l’hyperactif Benjamin Beaussant, directeur de la DRIAAF (Direction Régionale Interdépartementale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt d’Île-de-France) ; Jean-Marie Fabre, président des Vignerons Indépendants de France​ ; ​Céline Santos Nunes, directrice du Groupement des Agriculteurs Biologiques d'Ile-de-France (GAB IdF) ; Pierre Guigui, fondateur du concours Amphore et visionnaire du bio ; le sommelier Philippe Faure-Brac ; le géographe spécialiste de la gastronomie Jean-Robert Pitte ; le professeur Michel Bourquicoprésident du Syndicat des vignerons des 2 Morin (Seine-et-Marne) ; Joël Boueilh, président des Vignerons Coopérateurs de France ; Krystel Lepresle, déléguée générale de Vin et Société ; et aussi (comme on dit, impossible de citer tout le monde) des représentants de la Chambre d'agriculture de Région Île-de-France, de la Confédération des vins IGP de France,  des Douanes (dont le service compétent est à Épernay), de la FREDON et de vignobles comme la Bouche du Roi ou les Coteaux du Montguichet...


Aujourd’hui les vignes d’Île-de-France représentent cent cinquante hectares, largement engagés dans la démarche bio, et produisent 762 hectolitres, ces chiffres étant en progression, avec des acteurs privés, des associations et des collectivités locales.


L’événement du 5 juin fut l’étape réussie d’une manière pragmatique de marcher peu à peu vers la reconnaissance par le grand public de la viticulture d’Île-de-France mais aussi de la richesse historique patrimoniale et œnotouristique (*) qu'elle constitue.



(*) Sur tous ces aspects : à paraître en octobre Promenades dans le Paris de la vigne et du vin de André Deyrieux chez BBD Éditions.




 

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